De l’'oxygène pour le crédit conso

Le crédit conso a connu des périodes difficiles mais, depuis quelques semaines, il a retrouvé un second souffle notamment grâce à la production de nouveaux crédits. Une tendance venue pour durer ?

De l’'oxygène pour le crédit conso
Troisième mois consécutif d’'embellie pour le crédit conso

Le crédit conso retrouve de l’oxygène. En effet, au premier trimestre, la production a augmenté de 1,2% sur un an à 8,4 milliards d’Euros de nouveaux crédits. Bien que cette hausse soit modeste, elle n’en est pas moins intéressante car elle représente un signe d’encouragement pour un secteur qui était en perte de vitesse depuis son pic d’activité de 2008. A l’occasion, les montants atteints étaient de 10,7 milliards d’Euros.

Une évolution balbutiante…
L’évolution du crédit conso lors de ces derniers mois et années s’est caractérisée par la présence de légers rebonds qui, malheureusement pour le secteur, ne duraient guère plus qu’un mois. Or, désormais, nous parlons bel et bien d’une reprise sur trois mois consécutifs. Ce n’est pas rien et cela permet au secteur de retrouver un certain optimisme suite à la plongée vertigineuse de ces dernières années.

Une évolution venue pour durer ?
En conséquence, la question que tout le monde se pose est de savoir si cette tendance va se confirmer et durer dans les prochains mois et si le crédit conso pourra renouer avec ses heures de gloire. Malheureusement, rien ne permet d’être sûr de cela car beaucoup de facteurs doivent être pris en compte.

D’une part, le rythme de reprise est modeste et ne permettrait pas au crédit conso de retrouver les sommets très rapidement. Cela s’avère d’autant plus vrai car la loi Lagarde est passée par là. Avant cette loi de 2009, le crédit renouvelable constituait le cœur de l’activité du crédit conso. Ce produit était d’ailleurs très rentable car il a représenté jusqu’à 41% du total de la production annuelle du crédit conso jusqu’à la fin juin 2009. Depuis cette loi, la donne a clairement changé au profit du consommateur qui est de plus en plus informé des risques que peut comporter ce type de crédit conso.

D’autre part, le ralentissement économique ne joue pas en faveur du crédit conso car les Français hésitent à faire appel à ce type d’emprunt. Ainsi, en 2013, la part du crédit renouvelable dans la production annuelle n’était plus que de 32%. Par ailleurs, les nouveaux crédits destinés à l’amélioration de l’habitat et aux biens d’équipement du foyer ont également connu une chute de 10% au premier trimestre 2014 comparé à 2013.

Quelles sont les bonnes nouvelles ?
Malgré ces points négatifs, il faut souligner que le crédit conso a retrouvé des couleurs grâce, principalement, aux ventes de véhicules, que ce soit des automobiles ou des motos. Dans ce contexte, les financements les plus plébiscités ont été le crédit classique et la location avec option d’achat. Une bonne nouvelle donc mais, jusqu’à quand cela va-t-il durer ?