Pour Manuel Valls, le FN «peut conduire à la guerre civile»

A deux jours du deuxième tour des régionales, Manuel Valls était l’invité de France Inter. Le Premier ministre a estimé que le Front National était une "arnaque" qui pouvait "conduire à une guerre civile".

Pour Manuel Valls, le FN «peut conduire à la guerre civile»
Invité sur France Inter, Manuel Valls a estimé que le Front National était une « arnaque » qui pouvait « conduire à une guerre civile ».

Le premier tour des élections a été une véritable douche froide aussi bien à droite qu’à gauche. Et pour cause : le Front national est arrivé en tête des votes avec 30% des suffrages en leur faveur. Après l’inquiétude, place à l’offensive. Face à la montée du Front national, le parti Socialiste veut faire bloc face au parti de Marine Le Pen. François Hollande a ainsi décidé de retirer ses listes dans les régions où le Front national est en passe de gagner.

A deux jours du deuxième tour des régionales, Manuel Valls était invité ce vendredi matin au micro de France Inter. Le Premier ministre a notamment estimé que le parti de Marine Le Pen était "une arnaque" qui tenait des "propos insupportables". "Il y a deux options pour notre pays. Il y a une option qui est celle de l'extrême droite qui, au fond, prône la division. Cette division peut conduire à la guerre civile et il y a une autre vision qui est celle de la République et des valeurs, qui est le rassemblement", a-t-il continué.

"Le programme du FN, c’est la division"


Le Premier ministre a poursuivi son discours en affirmant que les régions où le Front national serait élu pourraient voir leur image "détruite". "Beaucoup d'entreprises partiraient, on supprimerait en plus des projets et des programmes, là pour les femmes, je pense au planning familial, là le soutien à un certain nombre de projets pour les lycées", explique-t-il.

Et de conclure : "A tous ceux qui sont tentés aujourd'hui par le vote extrême parce qu'ils en ont assez, je leur dis, pour ces petits retraités, ces ouvriers, ces citoyens dans la précarité, cette jeunesse qui ne voit pas l'avenir, 'Ça serait un désastre, ça serait pire'. Le programme du FN, c'est la division".
 
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