Le Surendettement en Baisse

Avec la crise, il serait logique de penser que le surendettement serait en hausse mais ce n’est pas le cas. Après une croissance significative, ce problème se réduit peu à peu. Petit tour d’horizon…

Le Surendettement en Baisse
Après une croissance significative, le surendettement est en repli

La crise, le pouvoir d’achat des ménages en baisse, les loyers qui augmentent, le prix de l’énergie qui grimpe… Autant d’effets qui pourraient contribuer de manière importante à l’augmentation du surendettement en France. Et pourtant, nous observons qu’entre avril 2012 et mars 2013, les secrétariats des commissions de surendettement ont enregistré 218.031 dépôts, dont 193.741 ont été considérés comme recevables.

 

Malgré l’importance des chiffres, ceux-ci sont en progrès car, sur les douze derniers mois, nous enregistrons une baisse de 4,6% au niveau des dossiers présentés et 4,2% en termes de dossiers recevables. Pour rappel, au cours des cinq dernières années, les dossiers déposés ont oscillé entre 194.378 et 228.484.

 

Quels éléments ont permis cette baisse du surendettement?

Les avis divergent. Certains citent le crédit à la consommation et plus particulièrement le crédit renouvelable comme élément déclencheur. D’autres pointent du doigt le dispositif de la Loi Lagarde, promulguée en 2010, qui a permis de modifier l’offre des organismes financiers et, surtout, de sensibiliser les emprunteurs.

 

Cette prise de conscience est d’autant plus louable car, comme nous le savons, la crise n’est pas finie et les ménages devront donc faire des efforts dans l’avenir pour ne pas sombrer dans le surendettement. D'autant plus que parfois, le rachat de crédit se présente comme alternative à un endettement important et mal gérer, il peut aggraver encore la situation.

 

Et l’avenir, parlons-en car pouvons-nous voir dans ces chiffres un redressement durable ou un élément sporadique ? Difficile de le prévoir car tous les chiffres ne sont pas au beau fixe. En effet, l’endettement moyen augmente (autour de 38.000 Euros par dossier fin mars 2013 contre 37.000 en septembre 2012). D’autre part, la dette des charges courantes augmente également. Ces dépenses incluent, par exemple, les frais liés aux loyers, factures d’électricité, de gaz, etc. Enfin, il est important de signaler que les dettes liées à l’immobilier gagnent également du terrain. Cela s’explique notamment par une augmentation des prix du logement et qui, on l’imagine, pèse énormément sur la situation financière des ménages.

 

Affaire à suivre…

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