Les feux rouges sur l’autoroute vont-t-ils se généraliser ?

Des feux rouges sur l’autoroute sont actuellement testés en région parisienne. Ceux-ci pourraient se généraliser en France. On vous en dit plus par ici.

Les feux rouges sur l’autoroute vont-t-ils se généraliser ?
Faudra-t-il s’habituer aux feux tricolores sur l’autoroute ?

Les feux rouges sur l’autoroute vont surement devenir une habitude pour les automobilistes franciliens. Cette solution est actuellement testée à certains endroits d’Ile-de-France et des résultats sont déjà constatés. Explications.

 

Feux rouges sur l’autoroute : 3 choses à savoir

 

1. Objectif : moins d’embouteillages

Actuellement, ces feux rouges sont disposés sur l’A4, l’A6 et l’A86. Pour être plus précis, 34 bretelles d’accès franciliennes situés dans l’Est et le Sud de la région parisienne sont concernées.

Le but est assez simple, il s’agit de rendre plus fluide la circulation et de diminuer les embouteillages en Île-de-France. Il faut savoir qu’environ 4 millions d’automobilistes utilisent les routes franciliennes et que cela provoque en toute logique ces fameux bouchons « parisiens ». Ceux-ci même s’ils ont lieu sur autoroute peuvent parfois s’amplifier jusqu’aux rues des agglomérations, car la capacité d’accueil des bretelles est saturée.

D’ailleurs selon une étude menée par Inrix, un spécialiste de la mesure du trafic routier, Paris était en 2016, 10ème au classement mondial des grandes villes en ce qui concerne la densité de la circulation routière.

 

2. Fonctionnement : 30 secondes d’attente

Comme expliqué ci-dessus, ces feux tricolores sont placés sur les bretelles autoroutières et ils réagissent grâce à des capteurs qui mesurent la densité du trafic en temps réel.

Différentes situations se présentent alors :

  • Si les capteurs détectent une augmentation de la circulation pouvant occasionner un embouteillage, le feu passe au rouge pendant au maximum 30 secondes. Ainsi, ce temps d’attente permet de ne pas amplifier le bouchon. Une fois que la circulation est un peu plus fluide ou lorsque les 30 secondes sont atteintes, les voitures sur la bretelle peuvent avancer,
  • Si le trafic est fluide, pas besoin de réguler, le feu reste au vert et les véhicules peuvent circuler.

 

3. Des résultats positifs

Alors que ce système avait déjà été testé dans la région de Lille, il semblerait que les premiers résultats soient positifs en région parisienne.

Selon la Direction des routes Île-de-France (DiRIF) :

  • 15 % de temps de trajet de gagné,
  • Diminution de 20 % des risques d’accidents,
  • Hausse de 10km/h de la vitesse moyenne,
  • Gaz polluants réduits de 30 %.

Selon les analyses effectuées, en attendant une minute, un usager pourrait gagner jusqu’à 10 mn sur la durée de son trajet.

Pour l’année 2018, il devrait y avoir 75 bretelles franciliennes fonctionnant avec ce système. Cela pourrait, par conséquent, être adopté dans d’autres zones de France.

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