Comment intégrer une maison relais ?

Depuis plus de 15 ans, prenant la suite des pensions de famille, les maisons relais permettant aux personnes fragilisées psychologiquement ou socialement de trouver un équilibre de transition ou à plus long terme en matière de logement. Focus sur cette solution d’habitat atypique.

Comment intégrer une maison relais ?
Un logement semi-collectif pour resocialiser

Accéder à un logement du marché locatif classique n’est pas chose facile pour tout le monde. Précarité sociale, détresse et/ou fragilité psychologique, exclusion, isolement, … sont autant de freins à cette démarche. La maison relais constitue une solution d’hébergement à mi-chemin entre l’autonomie et le collectif, une indépendance encadrée, permettant une étape vers le retour à un équilibre de vie sociale.

En pratique, comment fonctionnent les maisons relais ? Qui peut en bénéficier ? Comment accéder à cette solution d’hébergement ?

Maisons relais : qu’est-ce que c’est ?

Une maison relais est une forme d’habitat construit autour de la mise à dispositif de logements privatifs dans le cadre d’un espace plus communautaire (comprenant des pièces de vie communes favorisant les échanges entre résidents : bibliothèque, salle de réunion, etc.). Il permet ainsi à ces derniers de vivre en toute autonomie dans un environnement animé, vivant, social.

Ce type d’habitat communautaire constitue une solution d’hébergement souple pour les personnes dont l’état de précarité sociale et/ou psychologique ne permet pas d’accéder à un logement ordinaire.

A savoir : ce sont généralement des habitats de petite taille, comportant autour d’une vingtaine de logements.

Il existe aujourd’hui en France près de 550 établissements d’accueil adaptés de type maisons relais, proposant plus de 10 000 places d’hébergement.

Comment est gérée une maison relais ?

En général, le fonctionnement quotidien de la maison relais est assuré par un hôte (souvent un couple d’hôtes) expérimenté en matière d’accompagnement social et psychologique.

C’est cet hôte qui se charge de la gestion de l’habitat (formalités administratives, maintenance des lieux, etc.), de l’organisation des moments de convivialité proposés aux résidents ainsi que de leur animation (repas en commun, …). Clé du succès de cette phase de transition, cet interlocuteur quotidien pour les personnes hébergées sera également disponible en cas de besoin (écoute, etc.) et impliqué dans la vie locale afin d’offrir à celles-ci un lien vers l’extérieur (associations locales, mairies, etc.).

A savoir : ces résidences d’accueil bénéficient d’un agrément préfectoral.

Les avantages des maisons relais

Ces structures d’habitat social présentent de nombreux avantages et leur utilité sociale a largement été reconnue ces dernières années.

Les maisons relais offre en effet :

  • Une grande souplesse : les résidents jouissent d’un logement privatif (cuisine et sanitaires indépendants, etc.) à durée indéterminée, permettant ainsi une réadaptation selon le rythme de chacun
  • Un équilibre de vie entre autonomie et vie sociale, essentiel pour les personnes susceptibles d’être touchées par l’isolement ou en phase de transition vers une autonomie plus grande
  • Un encadrement discret mais bien présent grâce à la gestion générale de l’établissement assurée par l’hôte. Cette présence contribue à rassurer les proches des résidents.

À qui s’adresse le logement en maison relais ?

Le maisons relais s’adressent aux personnes disposant de ressources modestes, désocialisées (en proie à l’isolement voire à l’exclusion), qui ne peuvent, du fait de leur difficultés sociales et psychologiques, vivre de façon autonome dans un logement classique.

Ce sera le cas notamment des personnes souffrant d’un handicap psychique ou ayant été victime d’un accident de la vie ayant fortement bouleversé leurs rapports au sein de la société.

Une transition vers l’autonomie ?

La résidence en maison relais ne permet pas à elle seule une transition vers une autonomie lorsque la personne se trouve face à de lourdes difficultés sociales.

C’est la raison pour laquelle les services d’une structure tierce, en charge d’un accompagnement adapté et renforcé sont généralement requis. Ce sera le cas notamment des structures comme les Services d’accompagnement à la vie sociale (SAVS), les services d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés (SAMSAH).

A savoir : des ateliers de réinsertion par l’activité peuvent être proposés aux personnes hébergées (participation à des activités citoyennes, associatives, etc.).

Combien coûte l’hébergement en maison relais et qui finance ?

La prestation assurée par l’hôte est financée via une subvention allouée par la Direction départementale de la cohésion sociale. Le résident n’aura donc pas de frais supplémentaires à assumer sur ce volet.

Concernant la mise à disposition d’un logement privatif en revanche, les frais associés resteront à la charge du résident, comme dans toute location du parc locatif classique (loyer, …).

A savoir : pour financer ces dépenses, il pourra bénéficier d’une aide au logement spécifique (APL loyer).

Intégrer une maison relais : comment s’y prendre ?

L’accueil en maison relais est conditionné par le niveau de ressources.

Pour formuler sa demande d’admission, la personne doit se rapprocher de son référent social. Elle sera ensuite reçue au sein de la maison relais identifiée. A l’issue d’un entretien et d’une visite de la résidence d’accueil, la demande sera instruite par un comité et un représentant de l’Etat.

A savoir : l’examen des candidatures à l’accueil se fait dans un objectif de mixité des publics au sein des établissements (âge, sexe, difficultés rencontrées, etc.) afin de diversifier les problématiques rencontrées et les solutions proposées.

Pour en savoir plus : travail-emploi.gouv.fr

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