Principe de Peter : sommes-nous vraiment tous incompétents ?

Default Male 11 Jan, 2017 - 10:56 img placeholder 1
Selon le principe de Peter, chacun tend à atteindre le summum de l’incompétence un jour dans sa vie. Focus sur ce principe vieux de plus de cinquante ans !

Le principe de Peter sous-entend que chaque employé aspire à s’élever à son seuil d’incompétence maximal. Ce principe fondé par le journaliste R. Hull et le docteur L. J. Peter en 1969, affirme même qu’au fil du temps, toute fonction sera occupée par un individu inapte à en endosser la responsabilité.

Principe de Peter : l’incompétence est une norme universelle

Si l’on en croit le principe de Peter, l’incompétence dans le travail est un phénomène universel. Chaque individu progresse jusqu’à atteindre son niveau d’incompétence absolu. Pour faire simple, la personne qui est compétente un jour finira inévitablement par être promue. Dès lors, elle deviendra incompétente à son nouveau poste.

D’après R. Hull et L. J. Peter, il existe cinq types de salariés
:

  • Les super incompétents,
  • Les incompétents,
  • Les modérément compétents,
  • Les compétents,
  • Les super compétents.

Il apparaîtrait que la majorité des personnes soient modérément compétentes. Quant aux super compétents et incompétents, ils ont un point en commun : du fait qu’ils bousculent trop vite la hiérarchie, ils n’arrivent pas à rester sur un même poste bien longtemps. Qui plus est, les super compétents ne peuvent progresser dans la hiérarchie : tout système de progression vise, dans son essence, à récompenser ceux qui sont capables d’obéir.

L’incompétence et le syndrome du dernier poste

Les auteurs avancent un autre argument irréfutable : certaines personnes tendent à développer des maladies qui augmentent leur incompétence, la faute à des excès au travail. D’ailleurs, les gens qui se cachent derrière une maladie pour expliquer le fait qu’ils sont incompétents sont plus nombreux qu’on ne le croit.

Selon les auteurs du principe de Peter, il y aurait même une véritable prise de conscience de son incompétence par le salarié bien que celui-ci soit susceptible de la confondre avec de la simple paresse. Dans tous les cas, le salarié se met à travailler plus qu’il ne le faut, oublie les pauses, emporte avec lui les dossiers les plus importants à la maison. C’est ce que l’on appelle le syndrome du dernier poste !

Autre point intéressant, d’après R. Hull et L. J. Peter, on peut aussi identifier une personne incompétente lorsqu’elle assiste à
:

  • Des réunions,
  • Des colloques,
  • Des séminaires,
  • Des symposiums,
  • Des conférences.

Pour être immunisé du syndrome du dernier poste, les auteurs recommandent de se ménager un maximum. Le but est en effet d’éviter les promotions professionnelles. Toutefois, parce que le refus d’une promotion est un acte inacceptable sur le plan social, il est préférable d’avoir recours à des techniques plus subtiles. Ainsi, alors que le bonheur durable ne peut être trouvé qu’en se préservant de la promotion ultime, être volontairement incompétent serait une forme d’intelligence.

A lire aussi : Default Male Eric Lemattre Journaliste web de métier, Eric est un globe-trotteur dans l'âme. En plus de sa passion pour les voyages, il a développé un attrait pour le cinéma et la photographie. En 2015, il a aussi fondé Je suis un gameur.com, un blog unique dédié aux jeux vidéo.

Auteur Hintigo

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