Le taux de boursiers limité à 50% à Paris

Le taux de boursiers ne dépassera pas les 50% dans les lycées parisiens.

Le taux de boursiers limité à 50% à Paris
Les lycées limitent le taux de boursiers à 50% à Paris.

La législation sur les boursiers se modifie presque chaque année. Impulsée par le Ministère de l’Education Nationale, elle est surtout déterminée dans les académies. Cette année, il a été décidé que le taux de boursiers serait limité à 50% dans les lycées parisiens.

Pourquoi limiter le taux de boursiers ?

L’Académie de Paris a décidé de limiter le taux de boursiers dans les lycées.

Alors que le système des affectations des collégiens à leur futur lycée parisien a été informatisé et systématisé avec le logiciel Affelnet, certains lycées,  et c’est le cas du lycée Turgot, se retrouvent avec une majorité de boursiers, créant de facto des situations de ghettoïsation.

Les boursiers avaient jusque-là tendance à concentrer leur demande sur un nombre restreint de lycées aux excellents résultats. Leur concentration (80% pour le lycée Turgot) devenait donc le symbole contraire de l’objectif de mixité sociale.

 

Comment se détermine l’affectation des collégiens aux lycées parisiens ?

L’affectation à un lycée repose sur trois critères :

  • Les résultats scolaires : ce critère est également sur le point de changer puisque ne sera plus pris en compte les notes sur 20 mais 4 niveaux de maîtrise des compétences et ce, non plus uniquement sur la classe de 3e mais depuis la 6e
  • Le critère géographique : Paris est divisé en quatre grands secteurs (secteur Nord, secteur Est, secteur Sud, secteur Ouest), chacun au profil différent puisqu’on compte 24% de boursier dans le secteur Nord, 31% dans l’Est, 19% dans le Sud, et seulement 12% dans l’Ouest.
  • Le « bonus boursier »

 

Quelles sont les recommandations des parents ?

Les parents regrettent que cet ensemble de décisions ait conduit à des situations de ghettoïsation. Ils pointent également du doigt le fait que les collèges et lycées ne disposant pas du fameux logiciel Affelnet, ils n’aient pu faire les simulations.

Parmi les recommandations, ils évoquent :

  • Le retour à une notation sur 20 : outre le fait que ce système d’évaluation soit peu précis, le risque d’ex aequo est bien supérieur, d’où une multiplication des cas difficile à partager
  • L’abolition du découpage de Paris en 4 zones : le réseau de transport en commun permettrait de répartir les lycéens sur l’ensemble de la Ville et non plus uniquement sur leur zone, ce qui permettrait un retour à la mixité

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