Taxe CO2 en 2018 : le malus pour les véhicules polluants

La taxe CO2 va évoluer en 2018, elle pénalisera davantage l'achat de véhicules polluants. Les voitures de luxes seront aussi plus taxées à l'achat.

Taxe CO2 en 2018 : le malus pour les véhicules polluants
La taxe CO2, les changements prévus pour l'année 2018

Le projet de loi de finance 2018 va entraîner l’application d’une nouvelle taxe sur la carte grise. Elle viendra s’ajouter à la taxe CO2 déjà appliquée en 2017 et les années précédentes. Cette dernière n’était pas jugée suffisamment efficace : en effet, elle ne concernait que les véhicules qui étaient vraiment très polluants avec des grosses émissions de grosses émissions de gaz carbonique. Voyons ce qui va changer en 2018 et quelles seront les conséquences de ces changements de taxation sur les particuliers disposant d’un véhicule neuf ou d’occasion.

L’ancien dispositif de bonus malus écologique appliqué en 2017

En 2017, les personnes qui achetaient un véhicule neuf peu polluant pouvaient bénéficier d’un bonus écologique à l’achat. Plus le véhicule était jugé écologique, plus ce bonus était important. À l’inverse les automobilistes achetant un véhicule très polluant étaient soumis à une taxe supplémentaire. Ce système qui avait été mis en place en 2008 a prouvé son efficacité au fil des années, l’incitation était apparemment suffisamment importante pour diriger les choix des automobilistes vers des véhicules plus respectueux de l’environnement.

En 2014, l’État s’est concentré sur l’aspect bonus en continuant à récompenser les choix écologiques, mais en abaissant les seuils pour le malus. Jusqu’à aujourd’hui, les véhicules émettant plus de 126 g de CO2 par kilomètre sont pénalisés. Le malus est ensuite croissant suivant les émissions, allant jusqu’à une pénalité de 10 000 € pour les véhicules émettant plus de 190 g de CO2 / km. À cela, on ajoutait un malus écologique annuel (taxe CO2 annuelle de 160 €) pour tous les véhicules immatriculés l’année précédente et émettant plus de 190 g de CO2 / km.

La taxe CO2 en 2018 : quelles implications pour les automobilistes ?

Pour l’année 2018, les changements relatifs à la taxe CO2 vont surtout impacter les personnes qui comptent acheter un nouveau véhicule en 2018. On constate que le bonus n’augmente pas, ce sont surtout les taxes qui ont été revues à la hausse… une évolution qui rend l’achat d’un véhicule de plus en plus compliqué pour de nombreux ménages. la solution serait certes d’investir dans une voiture peu polluante, mais ce type de véhicule a un coût plus élevé. Entre payer sa voiture plus cher ou verser une taxe à l’État, il faudra choisir !

Pourquoi une telle évolution de la taxe CO2 ?

L’objectif de la loi de finance 2018 est de proposer une taxe CO2 plus juste. Jusqu’ici par exemple, les véhicules hybrides étaient épargnés par cette taxe alors que ces derniers sont tout aussi polluants que les véhicules classiques lorsqu’ils ne fonctionnent pas sur le mode électrique. Cette taxe CO2 sera réduite d’un dixième par an à partir de la date d’immatriculation du véhicule.

Une évolution du barème actuel pour la taxe CO2

L’ancien barème évolue pour pénaliser plus sévèrement les achats de véhicules polluants. Voici les chiffres pour l’année 2018 :

Émission de CO2 ( g / km) Malus auto (€)
jusqu’à 119 0
120 50
121 53
122 60
123 73
124 90
125 113
126 140
127 173
128 210
129 253
130 300
131 353
132 410
133 473
134 540
135 613
136 690
137 773
138 860
139 953
140 1 050
141 1 153
142 1 260
143 1 373
144 1 490
145 1 613
146 1 740
147 1 873
148 2 010
149 2 153
150 2 300
151 2 453
152 2 610
153 2 773
154 2 940
155 3 113
156 3 290
157 3 473
158 3 660
159 3 853
160 4 050
161 4 253
162 4 460
163 4 673
164 4 890
165 5 113
166 5 340
167 5 573
168 5 810
169 6 053
170 6 300
171 6 553
172 6 810
173 7 073
174 7 340
175 7 613
176 7 890
177 8 173
178 8 460
179 8 753
180 9 050
181 9 353
182 9 660
183 9 973
184 10 290
185 et plus 10 500

Le barème pour la nouvelle taxe carbone 2018 voiture neuve et pour voiture d’occasion

Le barème de la nouvelle taxe CO2 serait le suivant :

  • 100 € de malus pour les véhicules de 10 et 11 CV
  • 300 € de malus pour les véhicules de 12, 13 et 14 CV
  • 1 000 € de malus pour les véhicules de plus de 15 CV

Notez que cette nouvelle taxe ne sera appliquée qu’aux véhicules des particuliers au moment de l’achat. Elle ne concerne donc pas les personnes qui souhaitent conserver leur voiture. Cette taxe s’ajoute à la première.

Une taxe additionnelle pour les véhicules luxueux

Les voitures polluantes ne sont les seules à être dans le collimateur de l’État. Les voitures de luxe seront-elles aussi taxées davantage pour cette année 2018. Un barème qui est tout de même progressif suivant l’impact écologique du véhicule.

Ainsi, les acheteurs devront s’acquitter de 500 € supplémentaires par cheval vapeur à partir de 36 CV. Cette taxe est quant à elle plafonnée à 8 000 €.

Quand paie-t-on la taxe carbone ?

La taxe CO2 se paie en plusieurs fois : les taxes se paient lors de l’achat du véhicule, mais le surcoût éventuel de 160 € pour les véhicules très polluant se paie quant à lui chaque année. Nous voyons ici que la plupart des taxes appliquées aux véhicules polluants sont dues à l’achat, l’impact sera donc minime pour les personnes qui ne souhaitent pas changer leur véhicule. L’objectif est de renouveler le parc automobile français en favorisant les achats de véhicules peu polluants.

Quelle taxe CO2 pour un véhicule d’occasion importé ?

Un véhicule importé doit être présenté au centre des impôts afin de recevoir le quitus fiscal et éventuellement de payer la TVA s’il est neuf. Il n’est donc pas possible d’échapper aux taxes CO2 en achetant un véhicule à l’étranger : celles-ci seront dues afin de pouvoir obtenir la carte grise du véhicule.

Exonération possible de la taxe CO2

Les personnes ayant plus de 2 enfants à charge et bénéficiant des allocations familiales peuvent voir leur malus écologique réduit si le véhicule acheté a eu moins 5 places assises. On applique dans le barème une réduction de 20 grammes de CO2 par enfant à charge. Les personnes handicapées sont quant à elles dispensées du paiement du malus écologique.

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