Hintigo
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17 Déc, 2015 - 15:14
Marine Le Pen risque une peine de prison suite à ses tweets polémiques

Marine Le Pen risque une peine de prison suite à ses tweets polémiques

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Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire contre Marine Le Pen suite à son dérapage sur Twitter. La présidente du Front national risque une lourde peine pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison.

Le coup de sang de Marine Le Pen pourrait lui coûter cher. Furieuse suite à une interview diffusée sur BFM TV, la présidente du Front national a diffusé sur son compte Twitter des images d’exécution de Daech. Des images violentes sur lesquelles on pouvait notamment voir le corps décapité de l’otage James Foley.

Très vite, une enquête préliminaire pour « diffusion d’images violentes » a été ouverte par le parquet de Nanterre contre Marine Le Pen. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la présidente du Front national encourt une lourde peine…

De 3 ans à 5 ans de prison

En effet, contacté par nos confrères de BFM TV, le parquet de Nanterre a ainsi expliqué que conformément à l’article 227-24 du Code pénal, « le fait de diffuser (…) un message à caractère violent (…) de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine (…) est puni de trois ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur ».

Me Quentin Blanchet-Magon, avocat pénaliste joint également par nos confrères de BFM TV, rappelle quant à lui que l’article 222-33-3 du Code pénal « punit de 5 ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende le fait de diffuser l’enregistrement d’images portant atteinte à l’intégrité de la personne ».

Reste à savoir maintenant si Marine Le Pen sera poursuivie sur le fondement de l’article 227-24 ou l’article 222-33-3.

Que risque vraiment Marine Le Pen ?

Concrètement, que risque Marine Le Pen ? Sera-t-elle condamnée à une peine de prison ? « Vu la teneur des photos et les circonstances de leur diffusion, je ne vois pas comment il pourrait en être autrement », poursuit Me Quentin Blanchet-Magon. Et de conclure : « Il est toutefois probable que la justice prononce une peine de prison avec sursis. »

S’il estime qu’une infraction a bel et bien été commise, le parquet citera alors Marine Le Pen à comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris.

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