Eric Lemattre
Eric Lemattre
15 Juin, 2018 - 15:13
Voitures autonomes : quels défis et quels enjeux ?

Voitures autonomes : quels défis et quels enjeux ?

Eric Lemattre

La course pour être le premier à proposer des voitures autonomes à 100 % est lancée. Ford et Uber se sont unis pour y parvenir, mais bien d’autres constructeurs sont prêts à les imiter.

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Actuellement, le secteur automobile est en train de connaître une véritable révolution. Les fabricants travaillent de plus en plus sur des modèles de voitures 100 % électriques et développent sans cesse des aides à la conduite et des modes de divertissement multi-médias connectés. Certains constructeurs s’allient même à des spécialistes IT. Le but sera à moyen terme de faire place à une avancée technologique : les voitures autonomes. Mais quels sont les enjeux de telles automobiles, que l’on peut considérer comme les voitures du futur ?

Voitures autonomes : pourquoi maintenant ?

L’évolution du marché de l’automobile est actuellement de plus en plus favorable à l’apparition des voitures autonomes. Le besoin qu’ont de plus en plus les consommateurs d’être assistés par la technologie ainsi que de ne pas être coupés d’internet et du flux d’information — sans oublier une conscience écologique croissante —, sont en train de reléguer la voiture telle que nous la connaissions au rang d’antiquité.

Bien entendu, il faudra sûrement du temps avant que les voitures du début du 21ème siècle disparaissent totalement. Selon une étude du cabinet McKinsey, les voitures autonomes ne devraient constituer que 15 % des ventes mondiales d’automobiles dans les 15 ans à venir.

Des voitures autonomes à 100 % pour 2021 ?

Il y a une véritable course contre la montre entre constructeurs et spécialistes IT afin d’être les premiers à lancer une voiture sans conducteur qui soit 100 % autonome. Google ou Tesla sont les entreprises les plus connues et les plus en avance selon l’opinion publique en ce qui concerne ce type de véhicules. Cependant, d’autres alliances se font connaître, notamment celle entre Uber et Ford, laquelle fut actée dès 2016.

Le constructeur nord-américain prévoit de lancer des voitures autonomes à 100 % pour 2021 et ses premiers clients seraient des entreprises de taxis, de chauffeurs ou de véhicules partagés comme Uber. Ses véhicules n’auraient ni volant, ni pédales.

Ford et Uber : des intérêts communs ?

Les deux sociétés ont lancé ensemble à Pittsburg, aux États-Unis, une expérimentation de conduite autonome. Une vingtaine de Ford Fusion se déplaceront automatiquement. Mais il y aura cependant la présence d’un chauffeur qui ne conduira pas, étant donné que la loi oblige sa présence, ainsi que celle d’un ingénieur à l’avant.

Pour pouvoir être conduit par l’un de ces véhicules, en plus d’aller aux USA, vous devrez choisir UberX et attendre que le système vous attribue ce type de prestation. La sélection des clients s’effectuera de forme aléatoire par l’application. Si vous faites partie des heureux élus, votre course sera gratuite.

Ford veut peaufiner le fonctionnement de ses véhicules lors d’un usage quotidien afin d’être prêt le plus rapidement possible et Uber veut voir si dans le moyen terme, il pourrait se passer de chauffeurs. À noter, que la sécurité des passagers est l’un des éléments sur lequel les deux entités sont en train de travailler. Les premiers résultats de cette expérience ne tarderont pas à se faire connaître.

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Les différents niveaux de conduite autonome selon la norme européenne

Étant donné l’engouement futur pour les voitures autonomes, les autorités se sont mises en tête d’instaurer des niveaux d’autonomie pour classer l’efficacité des véhicules intelligents. Concrètement, en 2018, il existe deux échelles, l’une américaine (de 0 à 4), l’autre européenne (de 0 à 5). Dans les lignes qui suivent, nous vous expliquons les niveaux de conduite européens.

Le niveau de conduite 0 : le conducteur gère tout

Dans ce premier niveau, le conducteur garde le contrôle de la voiture autonome dans sa totalité. Il gère toutes les fonctions, à savoir les freins, la pédale d’accélération et la direction. Cela dit, un ordinateur envoie des alertes lorsqu’il y a franchissement d’une ligne ou bien lorsque l’automobiliste doit garer l’automobile.

Le niveau de conduite 1 : le conducteur est assisté

Ici, l’ordinateur de bord gère certains aspects de la conduite, notamment la vitesse et la direction. Un exemple de voiture autonome comprise dans le niveau de conduite 1 est toutes celles disposant d’un régulateur de vitesse adaptatif.

Le niveau de conduite 2 : le conducteur supervise

L’automatisation est cette fois-ci partielle. La voiture peut prendre le contrôle de la vitesse et de la direction dans son intégralité. Le conducteur, lui, ne fait que superviser les opérations et manœuvres. Il doit cependant rester attentif et doit pouvoir reprendre le contrôle en cas de défaillance.

Le niveau de conduite 3 : le conducteur délègue

Dans ce niveau d’autonomie, l’automatisation du véhicule est conditionnée. En effet, le conducteur délègue tous les aspect de la conduite dans certaines situations pré-établies. Lorsque l’ordinateur ne peut pas gérer une situation, c’est le conducteur qui prend le relai.

Le niveau de conduite 4 : le conducteur est inactif

Eh oui, le conducteur n’a plus besoin d’intervenir, le véhicule peut se déplacer tout seul, du moins dans certains situations pré-définies. Un plan de route est fixé et le véhicule s’y tient. Par exemple, il part d’un point A à un point B et se gare sur une aire de parking.

Le niveau de conduite 5 : le conducteur est absent

Dans cette configuration, la voiture est autonome à 100 %. Elle peut tout faire toute seule, et peut faire face à n’importe quel obstacle. Les avancées récentes de la Google Car laissent d’ailleurs présager que la réglementation concernant les voitures autonomes de niveau 5 sera bientôt améliorée.

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