Arrêt maladie pour fatigue : les cas concernés

Dans quels cas un médecin traitant peut prescrire un arrêt de travail pour fatigue ?

Arrêt maladie pour fatigue : les cas concernés
L’arrêt maladie pour fatigue peut être recommandé par votre médecin.

En période hivernale, le moral est en baisse, les défenses immunitaires sont fragilisées et l’organisme accumule la fatigue de l’année. Si cet épuisement devient un enjeu de santé, vous pouvez consulter votre médecin pour estimer si un arrêt maladie pour fatigue est nécessaire.

Qu’est-ce qu’un arrêt maladie ?

Un arrêt maladie est une prescription médicale. Il ne peut être décidé que par un médecin (médecin de famille, spécialiste, urgentiste ou médecin d’hôpital). Il signifie que le malade ne peut assurer son poste de travail au vu de son état de santé ou de son état contagieux.
L’arrêt peut être d’un ou plusieurs jours ou de plus longue durée en fonction de la gravité de la maladie.

Ce document donne lui au paiement d’indemnités journalières pour partie par la Sécurité Sociale, pour partie par l’employeur. Il doit donc être envoyé le plus rapidement possible aux organismes concernés qui déclenchent ensuite le paiement.

Comment l’envoyer ?

L’arrêt doit être signé, compléter et doit comporter le temps d’inactivité. Vous avez deux jours ouvrés qui suivent la date de l’arrêt pour le transmettre à la Sécurité Sociale et à l’employeur.

A noter : selon les conventions collectives de chaque entreprise, le délai d’envoi peut varier.

Les obligations

Pendant votre arrêt maladie pour fatigue, vous devez impérativement vous soumettre à certaines règles sous peine de sanctions :

  • Respecter les consignes et les ordres de votre médecin de famille (rester couché, traitement etc..)
  • Respecter les jours et horaires de sortie
  • Être obligatoirement présent lors d’un éventuel contrôle de la part de la CPAM

L’arrêt pour fatigue générale

La plupart des arrêts maladie concerne des affections banales : un rhume, une gastro-entérite, une grippe, une angine etc.
Cependant, une fatigue générale peut donner lieu à un arrêt :

  • Si la fatigue est liée à un stress ou une accumulation de contrariétés, mieux vaut en parler à un professionnel de santé le plus tôt possible : un arrêt maladie permettra dans ce cas d’éviter une affection plus grave, de déconnecter des problématiques professionnels et d’éviter par exemple un accident de voiture ou un accident de travail.
  • Si la fatigue est symptomatique d’autre chose : le médecin peut détecter une affection plus profonde dont l’un des symptômes est la fatigue. Il peut par exemple diagnostiquer une carence sévère en fer qui explique la fatigue. Dans ce cas, l’arrêt permet d’effectuer des examens approfondis et de traiter le problème.

L’arrêt pour burn out

Le burn-out est un terme qui a été popularisé récemment. En Français, il se traduit par un « syndrome d’épuisement professionnel ». Il caractérise une personne qui est soumise à une trop grosse pression sur son lieu de travail et manifeste ce stress par :

  • Une fatigue profonde
  • Maux de ventre, de tête
  • Douleurs musculaires
  • Baisse des défenses immunitaires
  • Troubles psychosomatiques etc.

Le burn out n’est pas classifié comme une maladie mentale et il n’existe pas de liste de symptômes exhaustive. Il est donc parfois difficile à diagnostiquer pour un médecin.

Toutefois, les études récentes sur le sujet et un interrogatoire précis du patient peuvent aider. En cas de Burn out, un arrêt de travail est essentiel pour reprendre pied et s’éloigner de la source de stress.

A noter qu’en France, le burn out n’est pas encore reconnu comme maladie professionnelle en tant que telle.

L’arrêt pour dépression

La dépression est à distinguer du burn out dans le sens où elle n’est pas provoquée par l’environnement de travail (bien que dans certains cas, ce soit un facteur aggravant). Le burn out peut en revanche provoquer une dépression.

La dépression est une maladie mentale reconnue qui se caractérise par :

  • La tristesse
  • La fatigue
  • Le désordre alimentaire
  • Un sentiment d’échec ou de désespoir permanent.
  • La dépression n’est pas classifiée parmi les maladies professionnelles et ne fait pas partie des Affection de longue durée pouvant donner lieu à un arrêt et une indemnisation longue.

Il est cependant possible de remplir une demande auprès de votre CPAM pour être pris en charge sur la longue durée à titre exceptionnel. Dans ce cas, votre dépression doit être reconnue comme cause d’une Incapacité de travail permanente partielle d’au moins 25%.

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