Circulation alternée : comment ça fonctionne ?

Entre l’apparition de la vignette Crit’Air, les pics de pollution et la circulation alternée, tout cela peut être confus pour certains. Nous tachons de vous expliquer.

Circulation alternée : comment ça fonctionne ?
Ce qu’il faut savoir sur la circulation alternée

Alors qu’à Paris la circulation alternée liée aux chiffres de la plaque d’immatriculation ne devrait plus exister, elle sera désormais associée à la vignette Crit’Air. La préfecture du Rhône a décidé de coupler les deux éléments.

Alors que lorsqu’il s’agissait déjà des seules plaques, cela pouvait être confus pour certains, l’association aux vignettes peut les troubler encore plus. Mais pas d’inquiétude, nous allons tacher d’expliquer ces nouveaux systèmes de circulation le plus simplement possible.
 

Circulation alternée : quels changements ?


Qu’est-ce que c’est ?

La circulation alternée est un dispositif mis en place lorsqu’un pic de pollution a lieu ou est prévu. Cela afin de limiter les émissions de polluants par les véhicules. Pour désigner quelles voitures pouvaient rouler, il y avait un jour de circulation pour celles dont les plaques d’immatriculation se terminaient par un chiffre pair et un autre pour les chiffres impairs.

Par conséquent, les jours pairs, roulaient les véhicules avec une plaque dont le dernier chiffre était pair. Les jours impairs, ceux ayant une plaque impaire.  

Attention : sur les anciennes plaques, le numéro de département n’est pas pris en compte.

Par exemple, s’il y a un pic de pollution le 18 janvier, c’est un jour pair :
  • Plaque 002 MPF 75, pourra rouler ;
  • Plaque 003 MPF 75, devra rester à l’arrêt ;
  • Plaque MM-622-PP pourra rouler ;
  • Plaque PP-623-FF devra rester à l’arrêt.
Bien sûr, il y a des exceptions avec ou sans dérogations comme certains véhicules pour handicapés, les voitures de police, de pompiers, les voitures de collections, d’auto-école, etc.
 

À Paris

Désormais dans la capitale, ce système ne sera plus appliqué depuis l’apparition de la vignette Crit’Air qu’il faut obligatoirement posséder afin de ne pas être importuné par les autorités.

Celle-ci divise les véhicules en 6 catégories définies par des chiffres et couleurs associées allant du vert au gris. Ce sont ces couleurs et chiffres qui vont définir quels véhicules pourront circuler certains jours ou pas.

Par exemple : s’il doit y avoir une circulation restreinte des véhicules parisiens même parmi ceux ayant une vignette, ce sont les véhicules les plus « polluants » de ces 6 classes qui seront les premiers concernés. Notamment la vignette grise qui est la dernière classe et selon le taux de pollution cela peut passer à la vignette suivante et ainsi de suite.

Bien sûr, ce système commence à être mis en place et des changements ou des ajustements peuvent se produire.
 

Dans le Rhône

Le préfet du Rhône a décidé d’associer les deux systèmes. En fonction du pic de pollution certains véhicules seront restreints selon leur couleur de vignette. Toutefois, tous les véhicules d’une même classe de vignette ne seront pas concernés. À cela va s’ajouter la méthode de circulation alternée selon la plaque d’immatriculation.

Par exemple, les vignettes grises sont restreintes. Si c’est un jour pair, les véhicules ayant cette vignette grise et une plaquette paire pourront tout de même rouler.
 

Et dans le reste de la France ?

Une trentaine de villes devraient, à l’avenir, se reposer sur la vignette Crit’Air afin de réguler la circulation des véhicules. Bien entendu, le mode de fonctionnement ne sera pas le même partout et il faudra se tenir informé.



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