Peut-on faire un crédit quand on est à découvert ?

Quand on est à découvert, peut-on faire un crédit ? La réponse n’est pas si évidente, notamment parce que ces situations sont loin d’être exceptionnelles.

Peut-on faire un crédit quand on est à découvert ?
Ce qu’il faut faire, et … ne pas faire

Se retrouver à découvert du fait d’un incident de gestion du budget domestique peut arriver à tout le monde. Pour certains, la fréquence des découverts est presque systématique lorsque les ressources mensuelles ne suffisent à répondre aux dépenses. La question qui se pose est celle de l’accès au crédit pour ces personnes en difficulté financière. Est-ce possible de faire un crédit quand on est à découvert ?

Faire un crédit quand on est à découvert

La première question à se poser : pourquoi êtes-vous à découvert ?

Avant de concrétiser un projet de crédit, il faut analyser sa situation financière. Tout crédit est engageant pour l’emprunteur car ce dernier devra le rembourser. Il convient donc de se demander, en amont de toute demandeur de crédit :

Être dans le rouge peut être en effet autorisé ou non :

  • Dans le premier cas, l’autorisation de découvert peut être mise en place pour absorber des décalages de trésorerie sur quelques jours.
  • Dans le second cas, le découvert n’est pas une variable d’ajustement et peut se révéler plus problématique : il peut résulter d’un incident de parcours (dépense imprévu, erreur de gestion) mais également d’un manque de rigueur du détenteur du compte (absence de priorisation des dépenses, achats démesurés par rapport aux revenus, etc.).

C’est précisément ce profil de client qui rencontrera des obstacles pour l’octroi d’un éventuel crédit.

Un crédit immobilier compromis en cas de découvert bancaire

Au regard des sommes en jeu, un prêt immobilier ne peut être obtenu qu’avec un profil emprunteur sans risque pour l’établissement financier prêteur. Pour vérifier le profil de l’emprunteur, de nombreux documents seront ainsi demandés à l’appui de la demande de crédit (relevés de comptes, contrat de travail, caution, etc.). L’objet pour la banque consiste à s’assurer que le client gère son compte en bon père de famille.

Lorsque les relevés de comptes présentent des soldes débiteurs récurrents, la banque ne peut accorder sa confiance à l’emprunteur. Cela compromet en effet la fiabilité des remboursement des mensualités de crédit sur 15 ou 20 ans.

Seuls les emprunteurs qui disposent de garanties complémentaires solides, comme des biens immobiliers (à hypothéquer), des comptes à termes, etc. auront de quoi compenser cette gestion à découvert. Pour les autres, l’accès au crédit immobilier est fortement compromis.

Faire un crédit pour combler un découvert

Certains clients, à la recherche de solutions pour combler leur découvert, vont s’orienter vers un prêt personnel. Les offres pour ce type de crédits sont nombreuses.

Recourir à un emprunt pour rembourser un découvert est une pratique très risquée, susceptible de conduire directement au surendettement : on ne s’endette pas pour régler une autre dette, principalement lorsque l’origine du découvert bancaire réside dans une mauvaise gestion.

Les alternatives au crédit quand on est à découvert

Avant de solliciter un crédit, il est donc fortement recommandé d’adopter de bons réflexes de gestion de son budget. Avoir un compte bancaire bien tenu sera toujours un atout pour négocier avec son banquier et obtenir des taux de crédit intéressant.

Voici quelques conseils pour assainir sa situation bancaire :

Si le découvert résulte d’une difficulté à gérer plusieurs échéances de crédits, la solution pourra consister à faire racheter ses crédits. Il en ressortira, pour l’emprunteur, des mensualités plus faibles, qui permettront peut-être de ramener les comptes à l’équilibre.

Disposer d’une épargne de précaution pour effectuer des virements sur le compte à vue est une pratique à privilégier. Cela permet de faire face aux besoins de trésorerie imprévus sans faire appel un financeur extérieur.

Penser à solliciter ses proches pour un prêt d’argent (prêt d’argent en famille ou prêt entre particuliers). Cette option évite les intermédiaires bancaires, présente un fonctionnement plus souple, est plus rapide à mettre en place et souvent moins onéreuse (pour un prêt d’argent entre membre d’une même famille il est rare qu’un taux d’intérêt soit appliqué).

Examiner la possibilité de bénéficier d’un prêt à usage (ou commodat) sur un bien immobilier ou un véhicule par exemple. Cet instrument juridique peut permettre d’économiser des frais en matière de logement ou éviter des achats onéreux (voiture) et donner plus d’air au budget domestique.

Se renseigner pour les achats en crédit-bail (leasing) pour éviter les sorties d’argent importantes et disposer du temps nécessaire, pendant la durée de la mise à disposition du bien, pour réfléchir au bien-fondé d’une acquisition définitive.

Enfin, l’établissement financier peut proposer des solutions pour éviter le découvert. Un montant plancher conduisant au rejet de paiements pourra ainsi être une solution immédiate à un problème de gestion. Cependant, ce mode opératoire ne solutionnera pas, à long terme, une mauvaise administration de ses économies.

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