Assurance auto : ce qu’'il faut savoir sur le bonus malus

Connaissez-vous les spécificités du bonus malus de l’assurance auto française ? Nous avons les réponses aux questions que vous pouvez vous poser.

Assurance auto : ce qu’'il faut savoir sur le bonus malus
Bonus malus : les réponses à toutes vos questions

Le terme bonus malus pour une assurance auto doit surement vous être familier, mais que savez-vous exactement sur le sujet ? Si vous méconnaissez son fonctionnement ou si quelques éléments vous échappent, voici des réponses aux questions les plus fréquentes.

Bonus malus : un calcul indispensable

 

De quoi s’agit-il ?

Le bonus malus, également désigné par « clause de réduction-majoration » est un élément devenu obligatoire lors de la souscription d’un contrat d’assurance à partir de 1976. Il s’agit d’un système de majoration (malus) de la prime d’assurance en fonction du nombre de sinistres responsables (totalement ou partiellement) dans l’année, ou de réduction (bonus) s’il n’y a pas eu d’accidents.

Est-ce que cela concerne tous les véhicules ?

Tous les véhicules terrestres à moteur doivent être nécessairement assurés (article A-121-1 du code des assurances).

Cependant, le bonus malus ne s’applique pas aux 2 ou 3 roues en deçà de 125 cm3, aux véhicules d’intérêts généraux comme ceux des pompiers ou du SAMU, aux voitures de collection de plus de 30 ans d’âge ainsi qu’aux véhicules et matériels agricoles, forestier ou de travaux publics.

Comment est calculé le bonus malus ?

La règle de calcul du bonus malus est la même pour toutes les compagnies d’assurance auto. Ce coefficient est calculé sur une période de 12 mois consécutifs et est donc évolutif. Il peut évoluer entre 0,50 et 3,50.

Le bonus malus initial, pour quelqu’un qui souscrit son premier contrat d’assurance auto, notamment un jeune conducteur, est de 1 (soit 100%). Ce coefficient de 1 signifie tout simplement que la prime est à payer dans sa totalité

S’il n’y a pas de sinistre au cours des 12 mois, le coefficient bonus de l’année précédente est alors multiplié par 0,95, ce qui correspond à 5% de réduction dans le cadre d’une utilisation standard (usage privé). Dans les mêmes conditions, l’évolution du bonus se fera chaque année en multipliant le coefficient bonus de l’année précédente par 0,95.

Voici pour que cela soit plus clair la formule : (coefficient bonus année précédente) x0,95

Exemple :

  • 1ère année sans accident responsable : 1 x 0,95= 0,95 (soit 5% de réduction de la prime)
  • 2ème année sans accident responsable : 0,95 x 0,95= 0,90 (soit 10% de réduction)
  • 3ème année sans accident responsable : 0,90 x 0,95 = 0,85 (soit 15% de réduction) etc.

À titre d’information, pour que votre assurance auto bénéficie d’un bonus malus maximal, il vous faudra présenter 13 ans consécutifs irréprochables. Vous obtiendrez alors le bonus maximal de 50%.

En ce qui concerne le malus, il faut compter une majoration de 25% par accident responsable déclaré, soit multiplier l’ancien coefficient par 1,25.

Est-ce que tous les sinistres responsables occasionnent un malus ?

La réponse est non. Les accidents de stationnement sans tiers identifié, les vols, les incendies et les bris de glaces épargnent le propriétaire, ayant souscrit une assurance auto de la majoration, de la prime de référence.

Le malus est-il annulé en cas de changement de véhicule ?

Malheureusement pour le conducteur, l’ardoise ne peut être effacée de la sorte. Et il en est de même pour un second véhicule assuré.

Un bonus est-il acquis sans conditions de délais ?

Il faut se référer à l’article 9 du code des assurances qui stipule que pour « un contrat interrompu ou suspendu (…), le taux de réduction ou de majoration appliqué à l’échéance précédente reste acquis à l’assuré mais aucune réduction nouvelle n’est appliquée. »

Quel est l’impact sur votre assurance auto ?

La prime de votre assurance auto sera fortement influencée par ce coefficient de bonus malus dans la mesure où une compagnie d’assurance recherche de bons profils, c’est-à-dire des personnes présentant un comportement sain sur la route. Ainsi :

  • Si vous présentez un coefficient bonus malus avantageux, vous recevrez des offres d’assurance auto intéressantes
  • Si vous présentez un coefficient bonus malus désastreux, alors dans ce cas, attendez-vous à recevoir des propositions peu alléchantes.

Ainsi, si vous souhaitez changer d’assurance auto, il est évident qu’il serait avantageux pour vous de présenter un coefficient bonus malus proche de 50%. Dans tous les cas, prenez le temps de comparer différentes propositions grâce aux outils que nous vous proposons et qui vous permettront de faire les bons choix !

Qu’en est-il chez nos voisins européens ?

En Europe, seule la France et le Luxembourg ont un bonus malus obligatoire. Si dans ces pays, le mode de calcul est le même pour tous les assureurs, les assureurs belges, eux, ont la liberté d’établir chacun leur grille d’assurance auto depuis le 1er Janvier 2004.

Depuis le 1er Juillet 1994, il est possible de choisir son assurance auto dans toute l’Europe, et ce, que l’on soit résident ou pas. Mais ceux qui veulent échapper au système français auront du mal à s’assurer en dehors des frontières. A moins qu’ils n’optent pour une filiale française à l’étranger.

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